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Le matin quand on se lève, on se dit : Bonjour ! A midi, lorsque l’on se met à table, on se dit : Bon appétit ! Le soir avant de se coucher, on se dit : Bonne nuit ! Quand nous nous réunissons à l’église pour ouvrir l’évangile, Dieu nous dit : Bonne nouvelle ! … puisque moi, le Vivant, venu vous révéler en Jésus l’Amour qui ne s’éteint jamais, je me tiens au milieu de vous. Bonne nouvelle ! puisque aujourd’hui. venus ici pour accueillir l’enfant de Bethléem, qui veut naître parmi nous, nous pouvons nous dire les uns aux autres : Joyeux Noël !

Et pour commencer ce moment de fête qui nous rassemble, voici un petit conte qui nous aidera à faire vivre l’esprit de Noël…

Il était une fois, un potier… Il avait sept pots dont il était assez fier. Il les aligna sur une étagère. À chaque fois que le potier quittait la pièce, les pots s’animaient et discutaient de leurs fonctions, de leurs idées, de leurs rêves, de leur avenir… Comme ils avaient peur d’être vendus séparément et d’être dispersés, ils s’entendirent pour organiser un temps de retrouvailles, une fois par année, le jour de Noël. Comme les humains seraient très occupés, ils ne se rendraient même pas compte de l’absence de leur pot. Les semaines suivantes, un à un les pots trouvèrent preneur, chacun par une personne différente. Et comme convenu, le jour de Noël, comme ils se l’étaient promis, ils se retrouvèrent sur l’étagère du potier.

-Le premier pot qui ressemblait à une coupe dit fièrement : « C’est une équipe de sport qui m’a acheté. Lorsque l’équipe gagne, les joueurs me sortent pour fêter l’événement. Je ne vis que pour ces moments-là ! »

-Le deuxième pot, plus raffiné, prit à son tour la parole : « Ma propriétaire se sert de moi pour déposer ses bijoux précieux, ses bagues, ses boucles d’oreilles. Rien ne me fait plus plaisir que le contact des pierres précieuses et de l’or ! »

–Le troisième pot, de forme ronde, ajouta : « Je sers de plat dans un grand restaurant. Sentir la nourriture dans mon estomac, je ne pourrais plus m’en passer ! »

–Le quatrième pot, qui sentait encore les fleurs, renchérit : « Moi, je reçois de magnifiques fleurs et plantes, je suis très utile et agréable à regarder ! »

–Le cinquième pot, en forme de cruche, approuva : « Moi aussi, je suis utile, je sers à transporter du bon vin. Dès que je suis vide, le sommelier s’empresse de me remplir. Je ne vivrai plus sans ce breuvage. »

–Le sixième pot, ouvert seulement par une petite fente, répondit : « Je sers de tirelire à un banquier. Je suis rationnel et précis, je sais exactement combien je contiens d’argent. »

–Le septième pot, d’apparence très simple, restait silencieux. Ses six autres amis lui demandèrent à quoi il pouvait bien servir. « À rien ! dit-il sans aucune honte… Je suis là et cela me suffit. Mon propriétaire me regarde et il m’aime comme je suis. Toute la place qu’il y a au creux de moi est libre pour accueillir son amour et me laisser remplir de sa bienveillance ! »

Un joli petit conte, pour nous aider à ne pas passer à côté de ce que Noël veut nous offrir et nous faire vivre… puisque Noël, c’est l’Accueil de l’Enfant-Dieu, venu parmi nous, restant avec nous, désireux de faire sa demeure en nous… Puissions-nous, comme le 7ème pot, lui offrir toute la place pour qu’il nous rende meilleur et se serve de nous pour apporter de la joie, de l’espérance, de l’amour…

Prière

Habités de cette présence infinie que tu nous offres en JC, nous te prions… Fais jaillir ton amour comme une bougie qui crépite et éclabousse chacun(e) de nous de ta douceur, de ta paix et de ton amitié.

Que cette douceur caresse nos rancunes, nos jugements, nos tristesses, afin de les apaiser. Il est vrai Seigneur que tu ne nous as pas pas promis le paradis sur Terre, mais tu nous as promis d’être présent à nos cotés quoi qu’il arrive.

Alors que nous fêtons Noël, fortifie nos cœurs, rends-nous réceptifs à ton amour, à ton espérance, à ta douce présence, qui nous réchauffe et nous rend meilleurs. Bénis ce moment que nous allons vivre ensemble, qu’il nous rende perméable à la beauté qui fait naître l’émerveillement, à l’imprévu de la rencontre, à la force de l’amour, accueilli, célébré et partagé.

Luc 2, 11-14

En ce temps-là, l’empereur Auguste donna l’ordre de recenser tous les habitants de l’empire romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d’origine. Joseph lui aussi partit de Nazareth, une ville de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, là où était né le roi David ; en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s’y faire enregistrer avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle destinée aux voyageurs. Dans cette même région, il y avait des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau. Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les entoura de lumière. Ils eurent alors très peur. Mais l’ange leur dit : « N’ayez pas peur, car je vous annonce une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup tout le peuple : cette nuit, dans la ville de David, est né, pour vous, un sauveur ; c’est le Christ, le Seigneur ! Et voici le signe qui vous le fera reconnaître : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. » Tout à coup, il y eut avec l’ange une troupe très nombreuse d’anges du ciel, qui louaient Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans les cieux très hauts, et paix sur la terre pour ceux qu’il aime ! »

Prière d’Intercession

Notre joie est de te louer, Seigneur Dieu, en ce jour de Noël, par ton fils Jésus-Christ, car en lui nos cœurs sont illuminés. Nous attendions un surhomme, tu nous as donné un petit enfant. Nous attendions un chef, tu nous as donné un frère. Nous attendions un justicier, tu nous as donné une victime. Nous étions la proie de la haine et voici l’amour, de la peur et voici la joie, de la nuit et voici la lumière ! Nos sages sont allés à toi avec leurs richesses, et c’est toi qui les as comblés. Nos puissants sont allés à toi avec leur superbe, et c’est toi qu’ils ont adoré. A leur suite, avec l’Eglise universelle, avec les puissances du ciel et de la terre, avec le peuple des sages et des humbles, nous chantons l’hymne de ta gloire et nous te louons, Seigneur. En cette fête de Noël, que le soleil de Jésus Christ éclaire tous les visages que nous portons maintenant dans notre mémoire et notre prière…

Unis à nos soeurs et à nos frères qui souffrent de la solitude et proches de ceux qui marchent dans la nuit de l’abandon : Seigneur, nous te prions !

Unis à celles et à ceux que la haine et les guerres déchirent et proches de ceux qui œuvrent pour la paix et la justice : Seigneur, nous te prions !

Unis à tous les enfants de la terre qui espèrent grandir dans la dignité et la liberté…et proches de ceux qui leur offrent leur temps et leur patience : Seigneur, nous te prions !

Unis à la joie de tous les chrétiens qui célèbrent la venue du Sauveur et proches de ceux qui le cherchent par d’autres chemins : Seigneur, nous te prions!

Béni sois-tu, Dieu de nos routes humaines ! Par ton Fils bien-aimé, tu nous visites et tu nous libères. Que ta vie abonde dans nos mains et nos coeurs comme elle rayonne en Jésus, notre frère maintenant et pour les siècles des siècles.

Envoi Bénédiction

Conte : “l’étoile de Noël”

Il y a très longtemps, dans un village perdu au creux d’une vallée, vivait un homme si méchant et si dur que les enfants du village l’avaient surnommé « Cœur de pierre ».

Sa maison était la dernière du village et ses volets étaient toujours fermés. Quand l’hiver arrivait, il passait ses journées à compter l’argent que ses récoltes lui avaient rapporté. Seule une bougie éclairait ses pièces d’or, le reste de la maison était toujours plongé dans l’obscurité. Tout le monde fuyait « Cœur de pierre ». Les oiseaux ne chantaient jamais au-dessus de sa maison. Même la neige semblait hésiter à déposer ses flocons. La veille de Noël arriva. Au village, toutes les rues étaient illuminées. Le soir, malgré la neige et le froid, les enfants voulurent aider leurs parents à décorer le grand sapin qui trônait sur la place. Ils attendaient avec impatience le moment où ils verraient l’étoile scintiller au sommet de l’arbre. Soudain, l’étoile fut là, belle et lumineuse.

« Oh ! que c’est beau ! » Les façades des maisons se mirent à briller. Les cinq branches de l’étoile s’étiraient pour rayonner davantage encore, pour aller de plus en plus loin, si loin que des rayons de lumière se faufilèrent entre les volets de la maison de « Cœur de pierre ». Ébloui, il hurla : « Mais que se passe-t-il donc ? » La lumière éclairait ses murs gris. « Mon Dieu, que ma maison est triste ! », se dit-il alors « Cœur de pierre » s’aperçut soudain que personne n’y venait jamais chez lui et que son argent ne lui servait à rien. Il se mit à pleurer. Cela ne lui était jamais arrivé. A ce moment-là, il entendit des pas dehors.

Guidés par l’étoile, les enfants venaient le voir, non sans quelques hésitations. Lorsqu’ils poussèrent la porte de sa maison, ils découvrirent des larmes dans les yeux de celui qu’ils appelaient « Cœur de pierre ». L’homme avait relevé la tête. Il lui semblait que c’était la première fois qu’il voyait ces enfants. Il les invita à entrer.

Alors, l’étoile se retira doucement pour aller éclairer d’autres maisons tristes. Mais l’homme garda en lui cette lumière. Le lendemain matin, tous les gens du village trouvèrent une pièce d’or devant leur porte. Et quand l’homme revint chez lui, il entendit les oiseaux qui chantaient pour lui au-dessus de sa maison et la neige se mit à tomber à gros flocons comme pour immortaliser dans un décor féerique ce monde nouveau qui venait de naître.

Auteur Gérard Riess

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